Les députés ont adopté vendredi à l’unanimité la loi de finances 2021.

Sans surprise les députés à l'Assemblée Nationale ont adopté à l’unanimité la loi de finances exercice 2021. La loi de finances s’équilibre en ressources et en charges à 1.521,6 milliards de Fcfa, en léger recul par rapport à l’exercice 2020, tandis que les recettes budgétaires s’établissent à 839,6 milliards et que les dépenses budgétaires se chiffrent à 1120,4 milliards.Il en découle un solde budgétaire déficitaire de 280,8 milliards représentant 6,1% du PIB, qui est entièrement financé par le solde excédentaire des opérations de trésorerie.445,1 milliards, contre 401,7 en 2020 soit une hausse de 10,8%, seront consacrés aux secteurs sociaux (santé, éducation …)Il s’agit de l’éducation et de la santé.Sani Yaya s’est félicité de la réduction du train de vie de l’Etat. 11 milliards d’économie réaffectés à des projets prioritaires. Avec l'adoption de cette loi de finance, les députés donnent le feu vert au gouvernement pour l'exécution de ses projets et programmes de développement entamés depuis quelques années. Le Ministre de l'Economie et des Finances, Sani YAYI tout en saluant les députés et relever les reformes et les ambitions du Gouvernement: ‘A l'instar des autres pays du monde, la pandémie de Covid-19 fait subir à l'économie togolaise un choc sans précédent. Cependant, notre économie se montre résiliente grâce aux mesures idoines de riposte prises par le gouvernement sous le leadership du président Faure Gnassingbé, a déclaré le ministre de économie et des Finances Sani YAYA.La résilience est une réalité. Le Togo affiche un taux de croissance +0,7% en 2020, en recul évidemment, mais les projections pour 2021 tablent sur 4,7% si la pandémie est rapidement maitrisée.Autre indicateur rassurant, le cadre macroéconomique demeure stable et le taux d’endettement est maitrisée à un niveau bien en dessous de la norme de l’UEMOA qui est de 70%.Il n’empêche. La crise sanitaire contraint le gouvernement à réorienter les priorités.Elles sont contenues dans la feuille de route du gouvernement tirée du Plan national de développement. Ces priorités portent sur le renforcement de l’inclusion et l’harmonie sociale, la consolidation de la paix, la création d’emplois . Il est à noter que Le budget, exercice 2021, consacre aux secteurs sociaux un montant de 445,1 milliards de francs CFA contre 401,7 milliards dans le budget 2020, soit une hausse de 10,8%. Ceci avec l’ambition d’atteindre les résultats recherchés notamment dans le cadre du renforcement de la protection sociale de nos concitoyens. 65,7 milliards sont consacrés à l’agriculture et 9 milliards aux pistes rurales afin de faciliter l’accès des producteurs et des populations rurales aux marchés et aux infrastructures de base de santé, d’éducation etc. 77,9 milliards seront réservés au secteur de la santé, soit 10% du montant alloué aux ministères et institutions.L’éducation se voit allouer un montant de 195,5 milliards .Pour ces deux secteurs, le gouvernement veut répondre aux défis posés par les manques en matières d’infrastructures ; le renforcement des effectifs et le renforcement de la résilience de ces secteurs essentiels pour les populations. Concernant l’économie numérique, le Togo ambitionne de faire du digital un véritable levier de la modernisation de l’économie et de la société. Dans ce secteur, l’Etat jouera un rôle de catalyseur pour les investissements privés et les apports des partenaires techniques et financiers. Dans le but d’atteindre un taux de desserte moyen d’au moins 80% en milieu urbain ou rural, 65,9 milliards de francs CFA, soit 8,2% du budget est alloué au secteur de l’eau. La stratégie d’électrification à travers l’initiative Cizo et les constructions de centrales en cours permettra de renforcer le taux d’accès à l’électricité de la population. Première année de mise en œuvre de la loi de programmation militaire, il est prévu pour le secteur défense et sécurité une allocation budgétaire de 82,5 milliards. L’effort est maintenu en faveur du secteur privé au travers la réduction des droits d’enregistrement et d’immatriculation de 5% à 1,5%. De même, le plancher de la taxe professionnelle unique (TPU) du régime déclaratif est réduit en faveur des jeunes entrepreneurs. Par ailleurs, et dans l’optique d’accélérer le renouvellement du parc automobile, le gouvernement a maintenu les mesures d’exonérations (partielle ou totale selon la catégorie) de droits de douanes et de TVA sur les véhicules neufs